Jacques CHIRAC sacrifie la démocratie en Nouvelle Calédonie au nom de son image
Le gouvernement sous l'impulsion du Président Jacques CHIRAC s'apprête à faire voter une révision constitutionnelle permettant de priver des citoyens Français du droit de vote aux élections locales (Assemblées de Province, qui forment le Congrès qui lui même désigne le Gouvernement en Nouvelle Calédonie).
Pourquoi ?
Cette restriction n'est pas inscrite dans l'Accord de Nouméa signé par les deux camps, pro et anti-indépendantistes. Seul est prévu le gel du corps électoral pour le réferendum d'autodétermination censé avoir lieu en 2014 ou en 2018, selon le choix du Congrès élu aux élections locales.
J. CHIRAC ne respecte donc pas ici le texte de l'Accord, mais un engagement privé qu'il a donné aux indépendantistes de façon incompréhensible lors de son passage en Nouvelle Calédonie.
Il semblerait que l'action du président de la République, en contradiction avec ses propres idéaux politiques, soit guidée par un calcul sans rapport avec le sort de la nouvelle-Calédonie et de ses habitants.
Jaloux de sa stature d'outsider diplomatique face à George Bush acquise lors des débats menés à l'ONU par Dominique de VILLEPIN avant l'invasion de l'Irak, J. CHIRAC jouit d'une certaine réputation auprès des petits pays qui représentent un nombre de voix important à l'Assemblée Générale de l'ONU.
Afin de conserver leur sympathie, mais également pour préserver sa propre image présidentielle, J. CHIRAC ne souhaite pas faire de vagues avec les indépendantistes de Nouvelle-Calédonie, et préfère sacrifier le droit de vote de "quelques" milliers de citoyens Français pour avoir la paix.
Ce faisant, il en a oublié que si l'ONU promeut effectivement les droits des peuples à disposer d'eux-mêmes, elle est en même temps garante des droits de l'homme, dont le droit de vote.
Les milliers de citoyens menacés d'être privés de leur droit légitime au suffrage universel, ne sont pas des expatriés: ce sont des résidents permanents, des gens ordinaires qui ne pourront pas voter malgré 11 ans de présence en 2009 et 16 ans de présence en 2014!
LE TEXTE A COMBATTRE A l'ASSEMBLEE NATIONALE
le projet de loi 3004 qui vise à truquer la définition du corps électoral pour les provinciales et le congrès.
http://www.assemblee-nationale.com/12/projets/pl3004.asp